Oxygène données actuelles

Sans oxygène, pas de vie. Cela vaut aussi pour la vie dans l’eau. Les bactéries en ont besoin pour dégrader les algues mortes. En l’absence de ce précieux élément, les algues se putréfient et des gaz toxiques se forment (l’eau dégage une odeur d’œufs pourris).

Après les tempêtes hivernales et le froid, la saison lacustre commence avec une eau saturée en oxygène. Pendant l’été, l’eau chaude plus légère, toujours bien oxygénée, se maintient en surface. En revanche, l’oxygène est consommé dans les couches profondes qui, pour des raisons physiques, ne peuvent pas être réoxygénées à partir de la surface. L’oxygène finit par manquer totalement. La situation est d’autant plus critique que la production d’algues est importante.

Au printemps, les trois lacs ont fait le plein d’oxygène. Par la suite, leur évolution est différente. Dans le lac de Morat, dont la production d’algues est importante, l’oxygène diminue rapidement dès le mois de mai. A partir de juillet, l’oxygène est épuisé au fond du lac. Le lac de Neuchâtel, avec son immense volume d’eau, ne connaît pas ces situations critiques. Au cours d’un cycle annuel, la concentration oscille autour de 10 mg/l. L’exigence légale de ne pas descendre en dessous de 4 mg/l est atteinte jusque dans les couches profondes. Le lac de Bienne tient une position intermédiaire. La consommation d’oxygène est moins rapide que dans le lac de Morat, mais l’oxygène commence à manquer en général depuis le mois d’octobre.

Oxygène dissous à 1m du fond

Evolution récente de l’oxygène dissous

  lac de Neuchâtel septembre 2017
» 87.4 KiB | 26.09.2017

  lac de Morat septembre 2017
» 113.9 KiB | 26.09.2017

  lac de Bienne septembre 2017
» 87.3 KiB | 18.09.2017

Evolution de l’oxygène dissous des dérnières années

  lac de Neuchâtel 2007-16
» 297.8 KiB | 31.12.2016

  lac de Morat 2007-16
» 944.4 KiB | 01.12.2016

  lac de Bienne 2007-16
» 966.9 KiB | 31.12.2016