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Rapport plancton 2009

Rapport sur le développement du plancton dans les lacs bernois et subjurassiens
Depuis la fin des années 1990, les cantons de Fribourg, Neuchâtel et Berne coordonnent leurs programmes d’investigation des lacs de Morat, Neuchâtel et Bienne. Grâce à cette collaboration, des études comparatives sont également effectuées à partir de données récoltées dans les lacs de Brienz et de Thoune, qui font partie du bassin versant du lac de Bienne. Dans le cadre de la surveillance à long terme des lacs, le plancton, en tant que maillon de base primordial de la chaîne alimentaire de l’écosystème lacustre, fait régulièrement l’objet de relevés. L’extension et l’amélioration du système d’évacuation et de traitement des eaux usées opérées au cours de ces dernières décennies ont permis d’améliorer l’état des lacs. Les résultats des analyses montrent que ces modifications ont aussi eu des effets sur le plancton, même s’il n’a pas toujours réagi avec la même vigueur dans tous les lacs.

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Zoobenthos – la vie sur le fond

Dans les zones sub-littorale et profondes, le fond des lacs est recouvert de sédiments fins (vase) dans lesquels vivent principalement des vers, des larves d’insectes et mollusques bivalves qui sont utilisés comme indicateurs de qualité du milieu. La qualité biologique se base sur la présence et l’abondance de ces macroinvertébrés benthiques. Cette faune est capable d’intégrer au cours du temps des fluctuations hydrologiques, physico-chimiques et biologiques et son étude donne des indications sur la qualité globale du lac.

La surveillance de la qualité biologique des sédiments des lacs de Neuchâtel et Morat s’effectue tous les 5 à 6 ans selon un programme mis en place depuis les années 1985.

Les sédiments sont récoltés à l’aide d’une benne ou de tubes carottiers depuis la surface remontés pour l’analyse en laboratoire. Les invertébrés sont séparés du sédiment par tamisage. Ils sont ensuite identifiés sous le microscope, puis comptés afin de déterminer le nombre d’individus de chaque espèce. Connaissant la sensibilité de chaque espèce vis-à-vis des conditions physico-chimiques du milieu, il est ensuite possible de calculer différents indicateurs de qualité biologique basés sur la présence et l’abondance relative de différents groupes d’invertébrés.

Rapport

Bilan de santé du Lac de Morat (2011) 3 MB

Nos mesures sont-elles correctes ?

Les laboratoires des services cantonaux en charge de la protection des eaux qui par-ticipent à la surveillance des trois lacs jurassiens sont accrédités au sens de la norme ISO/EN 17025. Le système de management de la qualité garantit notamment que les prélèvements se font correctement et que les résultats des analyses sont conformes. Les profils en profondeur réalisés avec notre sonde lacustre sont aussi soumis à l’assurance qualité. Mais si les différentes méthodes appliquées pour l’analyse des échantillons d’eau au laboratoire, avec l’aide de solutions de référence, permettent de garantir une très grande précision, il n’est pas aussi aisé de s’assurer de la qualité des mesures in situ à de très grandes profondeurs. Il faut alors recourir à des mesures de comparaison en utilisant des sondes lacustres différentes et fonctionnant indépen-damment les unes des autres.

Le 31 août 2006 s’est déroulée sur le lac de Constance une campagne internationale de mesures destinée à s’assurer du bon fonctionnement de ces sondes. Afin d’obtenir des valeurs comparables, des profils en profondeur à haute définition ont été mesurés simultanément au moyen de plusieurs sondes lacustres préalablement étalonnées. Les résultats enregistrés permettent une appréciation de la précision des différents capteurs et de la dispersion des valeurs mesurées. La sonde Seabird SBE-19 que nous utilisons pour la surveillance des trois lacs a fourni d’excellents résultats.

Les écarts par rapport aux valeurs moyennes de tous les paramètres mesurés se sont ré-vélés faibles et ont confirmé ce que nous avons toujours pensé:

nos mesures sont en principe toujours correctes ! 😉